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Marc Farry, la « main d'or » du golf français

Marc Farry, la « main d'or » du golf français

À l'occasion d'un tournoi de golf professionnel sur l'île de Madagacsar, Marc Farry revient sur son surnom et sa passion pour les fairways.

Marc Farry, la « main d'or » du golf français

On vous surnomme « la Main d’Or », racontez-nous…

Je joue depuis l'âge de 7 ans, et j'ai gagné 22 tournois nationaux, beaucoup de compétitions en région parisienne, au Racing Club de France et à Versailles, mais aussi à Deauville, en Europe et à Taïwan. Très surpris, mes ainés ont trouvé que j'avais des mains en or, et l'expression est restée.

Vous avez déjà battu Tiger Woods, comment est-ce arrivé ?

J'ai eu le plaisir de jouer 2 fois avec lui. Ça s'est passé à Hambourg, en Allemagne, pendant l'Open SAP de 1999. Au 3e tour, le hasard des résultats a fait que j'étais classé 11e du tournoi, lui 12e, et j'ai fini par le battre d'un point. J'avoue qu'il n'était pas très content du résultat, mais on s'est revu par la suite, il est extrêmement gentil et bienveillant.

Pourquoi organiser un tournoi international sur l’île de Madagascar ?

J'avais un bon point de départ, grâce à un ami qui travaille à un poste important de la Mauritius Commercial Bank. Passionné de golf, il m'a proposé d'organiser 3 tournois qui auraient lieu sur 3 îles de l'Océan Indien. La MCB est bien sûr implantée à Madagascar, et il m'a fait confiance pour trouver des partenaires, puis la mayonnaise est montée grâce à l'implication des ministères du tourisme et des télécoms malgaches qui nous suivent pendant 3 ans. De plus, ce golf de 18 trous a un potentiel énorme et il y a une prise de conscience locale de la part des autorités qui sont très réceptives à nos conseils.

Marc Farry en plein action
Le silence doit être total pour permettre une pleine concentration des joueurs sur le parcours. © Phil Inglis Golfphotography
Marc Farry après un tir
Après avoir calculé la vitesse du vent, le joueur envoie sa balle dans le trou en un minimum de tirs. © Phil Inglis Golfphotography

Vos tournois Pay & Play, c’est quoi ?

Certains de mes confrères, des presque seniors, voulaient participer à des tournois pour jouer. Alors j'ai repris une idée venue des Etats-Unis, le Pay & Play, où il faut payer un droit d'entrée pour faire partie d'une compétition qui dure de 1 à 2 jours. Son prix est supérieur à celui que l'on paie habituellement, mais il permet de se mesurer aux pros.

Inscrit aux épreuves des J.O, le golf deviendra-t-il démocratique ?

Je le souhaite de tout cœur. Ce qui nous a fait du bien, c'est de recevoir la Ryder Cup, à Saint-Quentin-en Yvelines et que l'Europe la gagne ! J'ai pu voir de mes propres yeux l'engouement dans des tribunes pleines de fans. C'était inimaginable en France, il y a encore peu de temps.

L’équipe de France y a-t-elle ses chances ?

En 2024, on aura une décennie de joueurs qui arrivent, comme Benjamin Hébert, Victor Perez et Romain Langasque. Il n'y a qu'à voir les résultats des Français cette année. Ces joueurs ont entre 23 et 28 ans, et ils connaissent parfaitement le parcours du Golf National.

Barry Lane, gagnant du MCB Tour Championship, à Madagascar
L'anglais Barry Lane a remporté l'étape malgache du MCB Tour Championship, organisé par Marc Farry. © Phil Inglis Golfphotography

Vous jouez au golf tous les jours ?

Oui, sauf le lundi. Les tournois se terminent le dimanche soir, et le temps de rentrer en avion, on arrive très tard à Paris. Alors le lundi, c'est off.

Commenter le golf sur Canal +, ce n’est pas un peu frustrant pour un joueur ?

Dans les studios de Canal, à Boulogne-Billancourt, je ne me permets pas de critiquer les joueurs car je connais trop les difficultés de ce sport qui n'est pas un sport de réflexe, mais mental. On réfléchit tout le temps sur le coup d'après. Les phrases que je sors souvent, c'est que « ce n'est pas son meilleur coup de la journée », ou « l'artiste travaille sans filet ».

Il y a beaucoup d'argent à gagner dans le golf

Marc Farry

Quelle est la place des femmes dans le golf ?

Elles sont de plus en plus présentes, on doit être à peu près à 65 % pour les hommes et 35 % pour les femmes. Dans l'univers professionnel, elles ont leurs propres circuits. Par contre, on ne pourra jamais assister à des tournois mixtes, avec une vraie confrontation frontale, car la vitesse de balles, la puissance de frappe et la rapidité ne sont pas les mêmes.

Gagne-t-on bien sa vie comme golfeur professionnel ?

Si on est bon, oui. Il faut savoir que le golfeur doit payer tous ses déplacements. Environ 30 par an, ce qui revient à une moyenne de 130 000 € pour boucler une saison. Il faut donc qu'il trouve des sponsors. Les 3 ou 4 Français qui sont au top des classements tournent entre 600 000 € et 1 million d'euros. Le champion du monde, l'américain Brooks Koepka, a perçu entre 8 et 10 millions de dollars cette année.

MCB Tour Championship balle posée sur un pit
À Madagascar, le Golf du Rova est déjà le rendez-vous des meilleurs golfeurs du monde. © Phil Inglis Golfphotography

Madagascar, nouveau spot golfique de Marc Farry Organisation