Longtemps considérées comme de simples destinations de vacances, certaines stations balnéaires sont aujourd’hui devenues des marchés immobiliers de prestige. Villas avec vue mer, propriétés pieds dans l’eau ou domaines privés : ces biens rares attirent une clientèle internationale très fortunée. Dans ces villes, les prix de l’immobilier s’envolent, portés par une demande largement supérieure à l’offre.
L’essor des grandes fortunes
Selon les analyses du groupe immobilier de prestige Barnes, certaines destinations balnéaires — comme la Côte d’Azur, la Costa Brava, Saint-Barthélemy ou Porto Cervo — bénéficient d’un phénomène structurel : la forte progression du nombre de grandes fortunes dans le monde. En 2025, la population des ultra-riches dépasse désormais les 500 000 personnes, représentant près de 60 000 milliards de dollars de patrimoine cumulé.
Face à cette richesse croissante, les acheteurs privilégient de plus en plus des actifs tangibles situés dans des environnements exceptionnels, où la qualité de vie s’accompagne d’une forte sécurité patrimoniale.
Le bord de mer, nouvelle valeur refuge immobilière
Si les stations balnéaires séduisent depuis longtemps les investisseurs, leur rôle évolue. En effet, de plus en plus d’acheteurs internationaux y acquièrent des résidences principales ou semi-principales, profitant du télétravail, d’infrastructures haut de gamme et d’un cadre de vie privilégié.
Mais ces marchés ont une particularité : l’offre y est structurellement limitée. Entre la protection du littoral, la rareté des terrains constructibles et la réglementation stricte, les nouvelles constructions restent rares. Dans ce contexte, chaque propriété d’exception devient un produit extrêmement convoité, ce qui fait grimper les prix rapidement.
Dans certaines destinations, les propriétés les plus recherchées se négocient désormais à plusieurs millions d’euros, souvent dans des transactions discrètes réalisées hors marché, entre acquéreurs prêts à payer comptant pour sécuriser des biens rares.
Immobilier de prestige : des destinations devenues incontournables
Plusieurs stations balnéaires concentrent aujourd’hui une grande partie de la demande internationale dans l’immobilier ultra-prime.
- Porto Cervo, en Sardaigne, est depuis longtemps associée à une clientèle internationale très aisée. Dans ce marché particulièrement exclusif, les villas les plus recherchées dépassent fréquemment les 10 millions d’euros, la rareté du foncier contribuant à maintenir des niveaux de prix très élevés.
- Dans les Caraïbes, Saint-Barthélemy reste l’une des destinations les plus emblématiques de l’immobilier de luxe. Les propriétés avec vue mer ou accès direct à la plage s’y vendent rarement en dessous de 6 à 7 millions d’euros, tandis que certaines villas d’exception dépassent largement la barre des 10 millions. À titre de comparaison, les propriétés se vendaient autour de 3 millions d’euros à la fin des années 2010.
- En Europe, la Côte d’Azur demeure une référence mondiale. De Saint-Tropez au Cap d’Antibes, les biens les plus exclusifs affichent régulièrement plus de 20 000 euros le mètre carré, parfois encore plus pour les propriétés les plus rares.
- La Costa Brava, en Espagne, attire une clientèle internationale à la recherche d’un marché encore relativement accessible. Les villas haut de gamme s’y négocient généralement entre 8 000 et 12 000 euros le mètre carré, ce qui reste inférieur à d’autres destinations ultra-prime du bassin méditerranéen.
- Enfin, dans les Caraïbes, le domaine privé de Casa de Campo, en République dominicaine, s’impose progressivement comme une nouvelle destination de prestige. Le marché y est encore en phase de montée en gamme, mais certaines villas premium se vendent déjà à plusieurs millions d’euros, souvent dans des transactions confidentielles.
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