Entre domaines skiables d’exception et art de vivre en altitude, l’immobilier de montagne continue d’attirer une clientèle en quête de biens rares et de valeurs sûres. Dans les stations les plus prestigieuses, la rareté du foncier et l’exigence des acquéreurs propulsent les prix à des niveaux records. L’étude annuelle de SeLoger met en lumière des écarts spectaculaires entre les stations françaises. Explications.
Un marché de montagne à part, porté par le très haut de gamme
Alors que le marché immobilier résidentiel classique suit des cycles parfois heurtés, l’immobilier de montagne continue d’évoluer selon ses propres règles. En station, les prix affichent une remarquable résistance sur le long terme, en particulier dans les destinations les plus prestigieuses.
Malgré un léger repli annuel observé sur un an (-0,4 %), les biens situés en station enregistrent une progression de 18,1 % sur cinq ans, soit deux fois plus que le marché résidentiel français.
Cette solidité s’explique en grande partie par la rareté de l’offre, la contrainte foncière en altitude et une demande internationale toujours soutenue pour des biens d’exception, capables de conjuguer art de vivre, performance patrimoniale et usage plaisir.
Les Alpes, épicentre des prix les plus élevés en station
Sans surprise, les Alpes concentrent les niveaux de prix les plus élevés de l’immobilier de montagne. Si le prix moyen en station atteint 5 245 €/m² à l’échelle nationale, il grimpe à 6 439 €/m² dans les Alpes du Nord, qui demeurent le massif le plus cher de France.
Dans ces stations emblématiques, les écarts de prix entre appartements et chalets sont particulièrement marqués. Les appartements s’y négocient en moyenne autour de 6 133 €/m², tandis que les chalets se hissent à 7 573 €/m². Ce différentiel reflète la recherche de volumes, d’intimité et de prestations haut de gamme, devenues incontournables pour une clientèle exigeante.
Pour un appartement de 45 m² dans les stations les plus chères, prévoyez par exemple 652 075 € à Val d’Isère, 634 284 € à Courchevel et 540 187 € à Méribel.
Courchevel, Val d’Isère, Megève : le trio de tête des stations les plus chères
En 2026, le classement des stations de ski les plus onéreuses évolue légèrement, mais reste dominé par des destinations iconiques.
Courchevel s’impose désormais comme la station la plus chère de France, avec un prix moyen de 14 190 €/m², appartements et chalets confondus, devant Val d’Isère (13 028 €/m²). Megève complète le trio de tête avec 11 653 €/m², confirmant son statut de valeur sûre du marché haut de gamme alpin.
Ces niveaux de prix placent certaines stations alpines au même rang que les marchés résidentiels les plus exclusifs de France, voire au-dessus. Une réalité qui se traduit très concrètement dans les annonces de biens d’exception diffusées sur Belles Demeures.
Des biens d’exception qui incarnent l’ultra-prestige en altitude
À Courchevel, l’immobilier atteint des sommets, comme en témoigne ce chalet d’environ 900 m² proposé à plus de 36 millions d’euros. Dix chambres en suite, piscine intérieure, hammam, salle de fitness et vues panoramiques sur les sommets composent un ensemble pensé pour un art de vivre sans compromis, à quelques mètres seulement des pistes.
À Val d’Isère, un chalet d’environ 700 m², signé par le designer Rémy Giffon, illustre parfaitement la rencontre entre patrimoine et modernité. Proposé autour de 22 millions d’euros, il offre plusieurs salons, des espaces bien-être complets et une situation skis aux pieds avec des vues imprenables sur Bellevarde et le Charvet.
Megève n’est pas en reste, avec des propriétés d’envergure, à l’image de cet ensemble de deux chalets totalisant plus de 1 300 m², affiché à près de 19 millions d’euros. Piscines intérieures, cinéma privé, salle de fitness et vastes volumes dédiés à la convivialité traduisent l’ADN résidentiel et élégant de la station.
Des écarts de prix spectaculaires entre stations
L’étude met en lumière un écart de prix inédit entre les différentes stations françaises. Actuellement, le prix immobilier varie de 1 212 €/m² au Lac Blanc dans les Vosges, à plus de 14 000 €/m² à Courchevel, soit un rapport de 1 à 12 entre les marchés les plus accessibles et les plus exclusifs.
Cette hétérogénéité se retrouve également lorsqu’on raisonne en budget global. Pour un appartement de 45 m², surface de référence pour un pied-à-terre en station, l’enveloppe nécessaire peut aller de 45 763 € au Lac Blanc à 652 075 € à Val d’Isère.
À titre de comparaison : le Jura présente un prix moyen de 3 420 €/m², avec un écart sensible entre appartements et chalets, tandis que les Pyrénées se situent autour de 2 672 €/m². Le Massif central et les Vosges figurent parmi les territoires les plus accessibles, avec des prix moyens proches de 2 500 €/m².
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